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SIRSASANA II

Cette semaine est consacrée à SIRSASANA II, (ou Salamba Sirsasana II), la posture du trépied sur la tête.

Cette posture d’inversion renforce le cœur et stimule le système cardio-vasculaire. Elle permet de soulager les varices, allège les jambes en favorisant le retour veineux du sang et de la lymphe. Lorsque la posture est accompagnée de profondes respirations, elle détoxifie en profondeur l’ensemble de l’organisme sans pour autant fatiguer le cœur.
Les fondations de cette posture réduisent les pressions dans le bas du dos et favorise la musculature du tronc. Les actions mises en place pendant la posture renforcent les bras, les épaules et le cou.
L’entrée, la tenue et la sortie de cette posture améliorent la coordination des fonctions volontaires et involontaires du corps et améliore le sens de l’équilibre.
La pratique de Sirsasana II (et I) modifie la respiration, elle agit essentiellement lors de l’expire qui favorise l’intensité en effectuant une légère pression des organes sur le diaphragme.

Pendant cette inversion le sang afflue dans le cerveau avec une légère pression sur le crâne, effectuant un rinçage efficace. Rappelons que le cerveau est irrigué par en moyenne 2000 litres de sang par jour, qui circulent via un réseau de 100 000 km de capillaires de minuscules vaisseaux sanguins.
Le visage aussi étant irrigué, son épiderme s’en retrouve ainsi nourri ce qui réduit les rides du visage et maintient aussi la jeunesse globale de l’organisme.

En ce qui concerne les bienfaits psychiques, Sirsasana II améliore la mémoire et la concentration et la coordination entre le corps et l’esprit, augmente les capacités intellectuelles, aide à dissiper les craintes et apaise l’esprit.
Pour bénéficier de tous ces effets, il faut tenir la posture pendant au moins 15 minutes par jour.

Son nom de « trépied » et lié à l’équilibre qui est maintenu grâce aux trois points d’appuis ; le sommet du crâne et les deux mains. La maîtrise de cette fondation en tripode est fondamentale pour apprendre les asanas difficiles comme Bakasana, Urdhva Kukkutasana, Galavasana et Koundinyasana.

Sirsasana II est parfaitement adapté aux débutants car grâce aux placements des bras et du crâne, si l’élève a mal aux cervicales il ne peut pas monter, alors qu’en Sirsasana I, même s’il ressent une gêne au niveau du cou, il va pouvoir (vouloir) monter et il ne sera pas en sécurité.

« La pratique régulière et précise de Sirsasana développe le corps, discipline l’esprit et élargit le champ de la conscience. On devient équilibré et détaché de la peine et du plaisir, de la perte et du gain, du déshonneur et de l’honneur, de la défaite et de la victoire. » La Bible du Yoga, BKS Iyengar

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